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Depuis que la voiture a adopté
des motorisations diesel devenues au fil des années de plus en plus
performantes son principe d'alimentation est resté du type injection
indirecte. Ce n'est que récemment sous l'impulsion des marques allemandes que
la technique de l'injection directe est apparue en automobile (car déjà bien présente
dans le milieu du poids lourd). Elle est maintenant présente chez tous les constructeurs. Son principe de fonctionnement diffère de l'injection
indirecte par l'injection de gazole directement dans le cylindre et non plus
dans une chambre de turbulence aménagée dans la culasse juste avant le cylindre
(injection indirecte). En fait cette "chambre" est moulée dans le
piston. Cette technique a été adoptée car elle aplusieurs avantages:
- baisse de la consommation
de carburant
- meilleur rendement
-réduction de la pollution
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Mais depuis environ un an une
nouvelle génération de systèmes d'injection directe d'origine BOSCH a vue le
jour. C’est l'arrivée fulgurante de l'électronique sur nos bon
"vieux"diesel. C'est vrai que depuis quelques années le diesel n'a
pas bonne publicité entre le bruit qu'il émet et sa mauvaise réputation en
terme de pollution.
Alors
pour résoudre ces problèmes les ingénieurs ont réussi à conserver les
avantages de l'injection directe tout en réduisant fortement les inconvénients.
Ils sont tous unanimes pour dire que la haute PRESSION est la solution d'avenir
pour le diesel. En effet l'injection haute pression a l'avantage de réduire
fortement le taux de pollution des moteurs diesel. C'est de la qu'est née
l'injection directe haute pression appeler common-rail (nous verrons plus
tard pourquoi ).
Mais le problème est de créer cette haute
pression, car sur un moteur diesel injection indirecte le gazole est injecté
entre 130 a 175 bars. Alors que sur
le common-rail on atteint 1350 bars à 1700 bars, c'est dire 10 fois plus.
Évidemment la pompe
a injection mécanique classique que nous connaissons sur les diesels ne pourra
pas fournir une telle pression, c'est donc tout naturellement qu'elle va être
remplacée par une pompe à très haute pression. C'est bien là le plus grand changement
visible, nos bonnes vielles pompes d' injection (en ligne ou rotative LUCAS ou BOSCH
) vont tout bonnement disparaître.
Ce gazole a haute pression qui en sortie de pompe pourra atteindre1350 bars à
1700 bars (selon modèle) sera ensuite stocké dans une rampe commune ou
common-rail ou une sphère (Delphi).
Dans son principe de
fonctionnement le common-rail est semblable au système d'injection essence,
c'est en réalité une injection électronique (dans le vrai sens du terme)
diesel haute pression. Avant de détailler chaque élément nous allons
parcourir le chemin pris par le gazole, du réservoir jusqu'au cylindre.
A partir du réservoir le système
se compose d'un réchauffeur de carburant, d'un filtre, d'une pompe
d'alimentation, d'une valve de coupure, de la pompe haute pression, de la rampe
commune comprenant un capteur de pression et une valve de régulation de
pression (sur la rampe pour les anciens modèles) des canalisations vers les injecteurs, des injecteurs électromagnétiques
et d'un refroidisseur de gazole vers le retour au réservoir.
DETAILS DES ELEMENTS :
LA POMPE HAUTE PRESSION
1:canal de refoulement 2:
poussoir 3:excentrique 4: clapet d'entrée 5:clapet 6:aspiration 7: clapet 8:
piston 9: ressort 10: clapet de sortie
Fonctionnement
de la pompe: (détail d'un des 3 pistons)a droite, la phase d'admission du
carburant, a gauche , la phase de refoulement
L pompe
est spécifique au système
et possède trois pistons radiaux décales de 120 degrés. Ils sont commandés
par un excentrique via un pignon intermédiaire entraîné par la courroie de
distribution. La pompe haute pression alimente la rampe commune, le débit est
bien sur lié à la vitesse du moteur, toute la haute pression sera dirigée vers
la rampe commune, elle sera ensuite régulée par un régulateur de pression intégré
en bout de rampe (selon modèle).
RAMPE COMMUNE:
Ils s'agit d'un tube de forte
épaisseur pouvant résister à de très hautes pressions, portant à ses
extrémités
le capteur de pression et le régulateur de pression. Ce dernier reçoit et
stocke le gazole haute pression en provenance de la pompe, il alimente en
permanence les injecteurs toujours sous pression. Cette pression est régulée
par le régulateur qui est commandé par le boîtier électronique selon une
cartographie en mémoire. Une cartographie est un ensemble de données mis en mémoire
dans le calculateur qui sert de référence a celui-ci pour commander le régulateur
de façon optimal, c'est
le "logiciel" du calculateur.
CAPTEUR ET REGULATEUR DE PRESSION
A
l'aide
d'une résistance variable, le capteur de pression mesure précisément la pression réelle dans la
rampe et informe le calculateur. Celui-ci, en fonction de cette donnée et de
nombreuses autres (que nous verrons plus loin) commande le régulateur de
pression.
Le régulateur de pression est
une valve électromagnétique. Il règle la pression dans la rampe en fonction
du courant reçu venant du calculateur. L'intensité détermine la force de
fermeture de la valve du régulateur de pression. L'excédent retourne au réservoir.
INJECTEURS ELECTROMAGNETIQUES:
Coupe d'un injecteur électromagnétique
1 connexion électrique 2 joint torique 3 noyau magnétique
4 douille 5 écrou de serrage de l'aimant 6 bobine magnétique 7 bague de réglage
8 filtre crayon 9 tubulure de pression 10 rondelle d'étanchéité 11 guide de
bille 12 bille de vanne 13 bague d'étancheité14 élément de vanne 15 piston
de vanne 16 garniture de vanne 17 corps d'injecteur 18 pointeau d'injecteur 19
injecteur 20 écrou de serrage de l'injecteur 21 goupille de serrage spirale 22
pièce de pression 23 ressort d'appui d'injecteur 24 rondelle de compression 25
bille 26 axe d'induit 27 bague de réglage 28 rondelle d'induit 29 vis de
serrage de vanne 30 ressort d'induit 31 plateau d'induit 32 rondelle de sécurité
33 ressort de vanne 34 tubulure d'évacuation 35 rondelle de réglage
l'injecteur et sa fixation :
1 vis 2 bride 3
bille de contact 4
couvre culasse
5 culasse 6 bague étanchéité 7 injecteur.
VUE DE L'INJECTEUR ET DE SON GUIDE
VUE DE L'INJECTEUR EN TOTALITE
AVEC SON RACCORD ET SA FICHE
ELECTRIQUE
LE
CALCULATEUR
La technologie common-rail
apporte à la motorisation Diesel la maîtrise du temps d'injection. Le calculateur, en fonction des multiples informations
envoyées par les différents capteurs (voir ci dessous) reçoit les signaux d'entrée et
gére les sorties en fonction des critères de fonctionnement du
moteur. Pour adapter la quantité de gazole, le calculateur agit soit sur la
pression de carburant dans la rampe (valve du régulateur de pression) soit sur la
durée d'activation des électrovannes des injecteurs, en synchronisant bien sur
ces actions. La quantité injectée dépend de la commande des électrovannes,
de la vitesse d'ouverture et de la fermeture de l'aiguille de l'injecteur, de la
pression de carburant dans le rail, de la quantité passée par l'injecteur et
de la levée de l'aiguille.
Principales informations entrée et de sortie au
calculateur:
1 module
fusible et relais 2
capteur de pression 3
info régime 4
capteur de pression sur
rampe commune 5
sonde température d'eau 6
contacteur pédale de frein
7 capteur
de niveau d'huile 8
capteur position
vilebrequin 9
débitmètre d'air massique
a film chaud 10
capteur position pédale
d'accélérateur 11
sonde température d'air 12
préchauffage 13
calculateur 14
15 16 17 18 19 20 21 information
concernant les signaux ABS ,EGS, ANTIVOL, CLIM, ASR. Ces infos ne seront pas
traitées dans cette page en raison de la non appartenance au système aborder.
Les constructeurs regroupent de plus en plus les boîtier en raison du gain de
place, ainsi que les éventuels relations entre eux. En effet par exemple le système
antipatinage aura besoin de certaines info envoyées par le calculateur qui gère
le common-rail, ses liaisons sont réalisées par multiplexage ou CAN-BUS et
seront traitées dans un autre dossier.
Du coté de LUCAS
Lucas présentait aussi son système
common-rail. Lucas a été racheté par DELPHI qui est commercialise une
injection haute pression, son principe est sensiblement identique mais la rampe
est remplacée par une sphère.
Il existe aussi un autre
système : l'injecteur pompe. Ce système employé aujourd'hui que par le groupe
Volkswagen est capable
d'atteindre des pression de 2050 bars. (Voir dossier injecteur pompe)
Mais aussi :
Injection
« common rail » : la fin du monopole
Très
peu encombrante, l’injection directe Diesel de Delphi convient tout particulièrement
au petits moteurs comme le nouveau 1.5 dCi de Renault.
On
se souvient du lancement de l’injection directe Diesel « common rail », développée
par le groupe Fiat et industrialisée par Bosch. Récompensé de son audace, ce
dernier jouissait d’un monopole avec des constructeurs en liste d’attente.
La rampe commune va pouvoir se généraliser puisqu’un deuxième équipementier,
Delphi, livre maintenant un système voisin et très performant.
Depuis des années Lucas travaillait sur le principe de la rampe commune avec
un temps de retard sur son concurrent Bosch. Delphi ayant repris Lucas Diesel,
c’est sous la marque de l’équipementier américain qu’apparaît son système
en 2001 chez Ford, puis chez Renault.
Le principe de base reste le même. Une pompe met le gazole sous très forte
pression dans un volume commun pour tous les cylindres. Depuis cette réserve
des tubes amènent le combustible aux injecteurs électromagnétiques
comparables à ceux des injections essence. Ils s’ouvrent lorsqu’ils reçoivent
une impulsion électrique et peuvent le faire plusieurs fois au court d’un même
temps moteur. La quantité injectée est fonction de la durée de l’injection
principale.
Le système de Delphi marque des différences par rapport à celui de Bosch.
Principale particularité, la rampe commune est remplacée par une sphère. Cela
permet une pression encore plus élevée et un encombrement réduit, avantage
providentiel pour les moteurs de cylindrée modeste destinés aux petites
voitures.
Le pilotage a gagné en finesse. Chaque injecteur reçoit une calibration propre
qui permet de piloter l’avance et le débit d’une manière individualisée
pour chacun d’eux. Une fonction de contrôle permanent et d’auto-régulation
permet de corriger dans le temps le débit de pré-injection qui est figé sur
l’autre système cela compense les effets du vieillissement. En outre, pour la
précision du fonctionnement et la rapidité de réponse, le système utilise de
nouveaux injecteurs à 6 trous avec aiguille et clapet allégés. Leur mouvement
s’effectue en 3 millisecondes.
L’équipementier et les constructeurs qui ont adopté son système annoncent
des consommations encore plus économiques, un niveau sonore sensiblement abaissé
(on n’est plus très loin des niveaux d’un moteur à essence de même
puissance) et une meilleure tenue dans le temps.
L’injection common rail Delphi (il serait plus exact de dire « common ball »)
est apparue sur le moteur 1753 cm3 115 ch de la Ford Focus TDCi avant d’équiper
le 2 litres 115 puis 130 ch de la Mondeo. Renault l’adopte sur son nouveau 1.5
dCi (1461 cm3) développant 65 ou 80 ch avec des émissions de C02 ramenées à
120 g/km, lancement pour l’été 2001.
Bosch ne pouvant pas reconvertir ses fabrications en un an ou deux, certains
constructeurs étaient restés fidèles à l’injection directe mécanique avec
une pompe rotative (Ford et Opel notamment) ou avec des injecteurs-pompe (groupe
Volkswagen). Ils n’auront plus d’excuses ! Trois équipementiers (Bosch,
Delphi et Denso) produisent maintenant des systèmes common rail, et Siemens
devrait les rejoindre. Il n’est pas besoin d’être prophète pour prédire
la généralisation rapide du common rail pour le plus grand bien des
utilisateurs et de l’environnement.
Delphi planchait sur un
système common rail. Il avait d’ailleurs acquis Lucas Diesel auprès de TRW
en janvier dernier pour renforcer ses compétences. Après avoir annoncer la
signature de contrats auprès de clients européens pour un montant de deux
milliards de dollars, c’est au Mondial de l’Automobile que le système a été
dévoilé.
L’Italien Magneti Marelli est à l’origine de l’injection directe diesel
pour les VP. Il a ensuite vendu sa licence à Bosch qui fournit maintenant la
majorité des constructeurs. Le principe du common rail n’a plus de secret :
des injecteurs pilotés électroniquement administrent du diesel dans la chambre
de combustion. En général, il se produit une injection pilote, une principale
et une post combustion. Le common rail améliore la combustion du carburant, le
rendement du moteur et diminue la consommation de Diesel et donc la pollution.
Delphi se base évidemment sur ces concepts, en les modifiant légèrement pour
rendre compatible coût et qualité. «Notre première génération de common
rail possède une accumulation cylindrique. Le rail est sphérique. Ce modèle
est destiné à de petits moteurs qui vont jusqu’à 1500cc. Pour les plus
grosses cylindrées, nous conserverons le rail tubulaire», indique Peter Lakin,
directeur vente et marketing de Delphi Diesel Systems.
Autre différence, le nombre d’injections. «Avec ce système, nous ne faisons
qu’une injection pilote et une principale. En outre, la pression monte à 1450
bars, soit environ 100 bars de plus que la concurrence. Nous passons facilement
les normes et ce système est un peu moins cher», renchérit M. Lakin.
L’actuateur qui ordonne électroniquement l’injection est inclus dans le
corps de l’injecteur, à proximité de l’aiguille. «Ainsi, les injecteurs
sont plus petits, plus légers, plus rapides, plus précis. Nos résultats sont
équivalents à ceux des systèmes piezzo qui existent actuellement», compare
Peter Lakin.
Fiabilité accrue
Il est notoriété que certains injecteurs se grippent. Delphi s’est penché
sur le problème pour éviter l’écueil. «Nous avons mis au point l’I2C,
individual injectors characterization. Lors de leur fabrication, les injecteurs
sont testés individuellement et marqués au laser. Nous nous efforçons de
produire des injecteurs similaires, mais nous travaillons à l’échelle du
micron et de légères différences peuvent apparaître. Nous avons donc ajouté
ce test individuel, l’I2C. Lorsque le client monte les injecteurs, il dispose
d’un lecteur laser qui lit le marquage où sont enregistrées les caractéristiques
de l’injecteur. Un ordinateur les enregistre. Lorsqu’on monte le moteur, les
informations sont transmises à l’unité de contrôle des injecteurs qui ainsi
sait exactement la quantité de carburant nécessaire pour optimiser
l’injection», détaille Peter Lakin.
Les injecteurs n’échappent pas au vieillissement. Il en résulte de petites déviations.
Après 10 000 km, l’injection pilote peut s’amoindrir, engendrant des bruits
dans le moteur. «Nous avons recours à l’APC qui utilise un accéléromètre
qui détecte les conditions de combustion de la chambre. Le système envoie à
intervalles réguliers des signaux pour déterminer le moment et l’énergie nécessaires
pour ouvrir chacun des injecteurs. L’évolution des caractéristiques mécaniques
est contrôlée tout au long de la vie du véhicule. La variance de
fonctionnement de chaque injecteur est lue par le calculateur qui en tient
compte pour le contrôle fin de l'injection», décrit Peter Lakin. L’électronique
semble se poser comme la solution pour pallier les défauts mécaniques.
Le système de common rail sphérique constitue la première génération mise
au point par Delphi. L’équipementier a prévu pour sa deuxième génération
une pression de 1600 bars, sans perte de pression. La troisième génération
sera celle du piezzo avec 1800 bars, pouvant monter jusqu’à 2000 bars. «Les
prototypes sont prêts, mais pas la validation. Ce type d’injecteurs
n’apparaîtra pas avant 2004 chez nous».
Siemens
injecte un plus dans le common rail
En
février 2001 Delphi mettait fin au monopole de Bosch pour les injections common
rail. Siemens vient à son tour sur le marché pour la Peugeot 307 HDI avec une
technique révolutionnaire. Un ingénieur, responsable du projet nous explique
la différence

La
principale différence entre l'injection PCR2 de Siemens et les autres systèmes
common rail est d'utiliser des injecteurs piezoélectriques à la place des
injecteurs électromagnétiques
La part de marché grandissante du Diesel
en Europe avec généralisation progressive de l’injection common rail a
suscité une vocation chez un grand équipementier qui n’avait jamais abordé
le Diesel.
Christophe
Perperot, ingénieur chef de projet injection Diesel chez Siemens, est sûr que
cet équipementier tient la bonne formule et que sa solution fera école.

Dossier réalisé à l'aide de la
revue : Auto Concept
et Interwebauto
Mise à jour 05/2002
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