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ÉLASTOMÈRES
ou CAOUTCHOUCS Les élastomères,
comme les matières plastiques, font partie de la famille des polymères. Le
terme "élastomère" est utilisé aujourd’hui pour désigner d’une
façon générale tous les caoutchoucs c’est-à-dire les substances macromoléculaires,
naturelles ou synthétiques, possédant l’élasticité caoutchoutique. Le terme "caoutchouc"
vient du mot indien cahutchu ("bois qui pleure") et
rappelle ainsi l’origine du caoutchouc naturel, précurseur des élastomères
d’aujourd’hui. Le caoutchouc est, soit
d’origine naturelle, provenant essentiellement de l’Hevea Brasiliensis ,
soit synthétique, issu de la pétrochimie. Les élastomères sont présents
dans de nombreuses applications de la vie quotidienne et occupent une place de
choix dans l’industrie. Si les pneumatiques consomment
55 p. 100 de la production des élastomères, on utilise aussi ces derniers
dans un grand nombre d’autres secteurs industriels: l’automobile (à elle
seule 80 p. 100 de toutes les utilisations des élastomères) sous la forme
de joints, de liaisons élastiques, de tubes et de tuyaux, de membranes ou de
dispositifs antivibratoires, ainsi que dans l’industrie mécanique, dans
l’industrie aéronautique, dans les transports, dans l’industrie électrique,
dans le bâtiment, en médecine et en pharmacie, et même dans l’industrie
nucléaire. Dans ces différentes applications, les élastomères peuvent être
associés à d’autres matériaux tels que les métaux, les textiles et
certaines matières plastiques. L’industrie de transformation
du caoutchouc est divisée en deux grands secteurs: le pneumatique
(70 p. 100 de la production en France) et le caoutchouc industriel ,
c’est-à-dire toutes les pièces en caoutchouc hors pneumatique (30 p. 100
de la production en France). Dans le secteur du pneumatique
en 1995, Michelin (France) occupe le deuxième rang mondial (en chiffre
d’affaires) derrière Bridgestone (Japon) et devant Goodyear (États-Unis). Dans le secteur du caoutchouc
industriel, toujours en chiffre d’affaires, Hutchinson (France) est au quatrième
rang mondial après Bridgestone (Japon), B.T.R. (Grande-Bretagne) et Freudenberg
(Allemagne). L’industrie Française de
transformation du caoutchouc a produit un peu plus de un million de tonnes (pièces
finies) en 1995, avec un chiffre d’affaires de trente-neuf milliards de
francs. Les exportations ont très nettement dépassé les importations. Les usines de transformation se
situent un peu partout en France, mais principalement dans le Nord, la région
Rhône-Alpes, l’Ouest et le Centre. Enfin, le rôle du pneumatique
dans la conception des véhicules apparaît aujourd’hui fondamental. On
pourrait assister à la création de pneumatiques adaptés à une voiture donnée,
ce qui conduirait au couple pneu-voiture indissociable. 2/ Rôle
du pneumatique Utilisation de la puissance L’automobile se déplace sur
le sol par l’intermédiaire de ses roues dont, en général, deux sont
motrices. L’énergie fournie par le
moteur est transmise aux roues motrices par les organes de transmission et est
utilisée pour vaincre les efforts résistants s’appliquant au véhicule. Au niveau d’une roue motrice,
l’énergie fournie par le moteur se traduit par l’application à la roue
d’un couple moteur Cm, donc au niveau du point de contact du
pneumatique avec le sol d’un effort F:
L
étant la circonférence de roulement du pneumatique utilisé. Par réaction, il apparaît la
force FM, égale et opposée à F, appliquée à l’axe de la
roue, qui constitue l’effort moteur ou "poussée". Adhérence Si P est le poids du véhicule
appliqué sur la roue et f le coefficient de frottement de
glissement du pneumatique sur le sol, l’effort F ne pourra être transmis au
sol que dans la mesure où il sera inférieur ou égal à l’effort maximal FR=f P
. Dans le cas contraire,
l’effort moteur ne pourra pas être utilisé entièrement et on aura
glissement de la roue sur le sol (patinage). Il en serait de même au freinage
pour un effort de freinage supérieur à la même limite. Le coefficient de frottement f
dépend de la nature des surfaces en contact, c’est-à-dire du pneumatique et
de l’état du sol. Il peut varier, pour un pneumatique courant en bon état,
de 0,9 environ sur bon sol adhérent, à moins de 0,1 sur sol très glissant
(boueux, verglas, etc.). RECHERCHE Résistance au roulement des
pneumatiques : La
résistance à l’avancement d’un pneumatique roulant sur le sol s’exprime
en général sous la forme d’un rapport entre la force de traînée en
direction du déplacement, et la charge verticale, soit Fx /Fz
en kilogrammes par tonne. En 1980, cette valeur était en moyenne de 14 à 16 kg/t.
Grâce aux recherches menées par les manufacturiers (en particulier par la société
Michelin) sur la forme de la bande de roulement ou les types de gomme, une
valeur de 8 à 9 kg/t a pu être obtenue en respectant la sécurité et la
longévité du pneumatique. POLLUTION Le rechapage
des pneumatiques est la meilleure valorisation envisageable; il économise
de substantielles importations de caoutchouc et de dérivés pétroliers. Les pneumatiques non
rechapables et les déchets de fabrication sont potentiellement valorisables par
divers procédés de réutilisation, mais cela reste marginal. Seule est
significative la pratique de lestage des silos avec des pneus, mais les
agriculteurs finissent trop souvent par brûler les vieux pneus, malgré les épaisses
fumées noires ainsi produites. 3/
FONCTIONS et COMPOSITION D’UN PNEUMATIQUE La conception
d’un pneumatique (appelé aussi " enveloppe ")
pour automobile est une opération délicate car la technologie employée est
des plus complexes. Son rôle est important dans
l’ensemble suspension puisqu’il forme un " coussin d’air "
entre la chaussée et le véhicule. Les fonctions du
pneumatique sont : a.
Supporter la charge b.
Assurer la transmission des efforts c.
Diriger le véhicule (efforts très importants sur les roues directrices) d.
Contribuer à la tenue de route, au freinage et à la suspension
Composition d’un
pneumatique : Il est composé de quatre
parties principales : a.
La bande de
roulement :
c’est la partie qui est en contact avec le sol, la sculpture (dessins) est très
importante pour une bonne adhérence et pour le dégagement de l’eau afin d’éviter
les phénomènes d’aquaplaning. Un type M+S (boue + neige) est composé
d’une thermo-gomme) résistant mieux au froid (reste plus souple et donc plus
adhérente). b.
c.
Le talon :
c’est la partie en contact avec la jante. Il va assurer la bonne tenue du pneu
sur celle-ci sans décrochage même en virage ou en cas de fortes
sollicitations. Il est composé d’une tringle de bonne résistance recouverte
de gomme. d.
Le flanc :
c’est la distance comprise entre la bande de roulement et le talon. C’est
toujours la partie la plus fragile du pneu, mais une certaine souplesse est nécessaire
pour les déformations et le travail de celui-ci. 4/ Les
différents types de pneumatiques Outre les pneumatiques
saisonniers comme les thermo-gommes, on rencontre encore deux types
d’enveloppe : a.
L’enveloppe " tube type " qui nécessite une
chambre à air auxiliaire, ce type de pneu est en voie de disparition du fait de
sa grande facilité au dégonflage en cas de crevaison. b.
L’enveloppe " tubeless "
qui comporte une chambre incorporée. Ce pneu a permis un grand pas en avant en
matière de sécurité du fait que l’objet qui provoque la crevaison reste
souvent dans la bande de roulement (phénomène de bouchon) ainsi l’air
contenu à l’intérieur ne peut pas (comme dans le cas du tube type) s’échapper
par le trouve de valve puisque on utilise ici une valve fixe sur la jante.
Légende : 1.
Marque et profil 2.
Largeur nominale de la section 3.
Rapport nominal entre la hauteur et la largeur de section 4.
Enveloppe à structure " radial " 5.
Diamètre nominal de la jante de montage en pouce 6.
Indice de charge 7.
Indice de vitesse 8.
Pneumatique sans chambre à air (sinon marquage tube type) 9.
Indice de structure renforcée 10.
La flèche indique le sens de rotation du pneu 11.
M+S indique une bande de roulement de type hivernal Indice de vitesse en
Km/h:
Indice de charge :
6/
Montage et entretien Dans tous les cas il convient
d’être très prudent lors d’une intervention sur un pneumatique. Cet élément
est la seule liaison entre le véhicule et la chaussée, si le pneu a été mal
monté, abîmé ou mal équilibré, le comportement du véhicule en sera affecté.
a.
Montage : Lors
du montage, il ne faut jamais forcer, il faut bien lubrifier les talons (extérieurs
et intérieurs) et prendre soins de rentrer le premier talon dans le creux de
jante pour faciliter le montage du second. Un repère de couleur (souvent
marqueur ou peinture) peut apparaître sur un des flancs. Dans ce cas, il
convient de le placer au niveau de la valve, afin de faciliter l’équilibrage.
(Plusieurs manufacturiers utilisent ce système que l’on retrouve aussi sur
les pneus motos en raison de l’importance de l’équilibrage). Attention au sens de montage
des enveloppes. Beaucoup de pneus actuels sont " asymétriques "
cet à dire que leur bande de roulement n’a pas un dessin symétrique et a
donc un sens de montage (souvent repéré par une " flèche
" ou indiqué " extérieur ").
Dans tous les autres cas l’inscription " DOT "
doit se trouver du coté extérieur de la roue. Après tout montage ou toute réparation,
il faut équilibrer la roue. Un équilibrage électronique sera plus précis
qu’avec un système de type mécanique. b.
Pression :
Dans tous les cas, il est déconseillé de monter la pression du pneu au dessus
de 3,5 bars pour ne pas détériorer les nappes de la structure. Cependant, pour
un centrage correct du pneu sur la jante, on peut le gonfler, lors du montage,
à une pression supérieure de 0,5 bar à la valeur de pression de roulage. La pression
doit être ajustée en fonction du véhicule et donc de la charge par essieu à
la valeur donnée par le manufacturier. Un surgonflage est nécessaire
en cas d’utilisation sur autoroute. Si la pression des pneumatiques
est incorrecte, une usure rapide va apparaître.
L’usure normal d’un
pneumatique doit être répartie sur toute la bande de roulement et les sculptures
ne doivent pas être inférieure à 1,6 mm. On trouve sur le coté de la
bande de roulement un repère (TWI) qui marque l’endroit ou se trouve
l’indicateur d’usure. (Sur pneu Michelin : monogramme bibendum) . Compléments multimedias Pour des informations complémentaires
ou pour connaître les gammes actuelles, vous pouvez visiter le site des
manufacturiers suivants: (Attention, certains ne sont pas
en Français) Dunlop :
www.dunloptire.com Michelin :
www.michelin.com Goodyear :
www.goodyear.com Pirelli : www.pirelli.com Continental : www.continental.de Bridgestone-Firestone :
www.bridgestone-firestone.com Textes légaux
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